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Coros Apex 4 – Test : L’appel (venu) de la forêt

Tags: Avis | Coros | Intelligentes

21.1.2026 | 11 MIN

Trois ans. C’est le temps qu’il a fallu attendre avant la sortie de la quatrième génération du Coros Apex 4. Quand on prend autant son temps, les attentes grimpent. L’Apex 4 est-il à la hauteur ?

Ce qui m’a le plus marqué sur le Coros Apex 4 :

  • un design réussi
  • un micro et un haut-parleur vraiment qualitatifs
  • la possibilité de téléphoner
  • le maintien de la technologie d’écran MIP
  • un capteur de fréquence cardiaque capricieux
  • une réactivité accrue, dans l’interface comme dans les cartes
  • des cartes plus détaillées

Certains d’entre vous se posent peut-être la question : mais où est passé l’Apex 3, bon sang ? Je ne sais pas qui a eu cette idée, mais Coros ne voulait apparemment pas que quelqu’un arrive sur leur site et découvre qu’une autre gamme propose un modèle à numéro plus élevé (par ex. Pace 4) tout en étant moins richement doté. Un petit indice qui laisse penser qu’on ne verra sans doute jamais de Vertix 3, et qu’on passera directement à la série « 4 » là aussi. Je continue de penser que les gens ne sont pas idiots, mais visiblement Coros en doute.

Deux tailles, deux couleurs

À défaut des noms, Coros a au moins simplifié les tailles et les coloris.

Deux diamètres – 42 et 46 mm. Et deux couleurs pour chaque taille – noir et blanc. Un seul matériau de bracelet : silicone. Franchement, c’est parfait. On ne va pas se mentir, 90 % des gens choisiront l’une de ces deux couleurs, et les 10 % restants survivront très bien avec du noir ou du blanc.

Alors que le Coros Nomad ressemble fort à la série Garmin Instinct, l’Apex 4 affiche un design unique. J’aime beaucoup la façon dont Coros a travaillé les cornes, qui s’intègrent jusque dans la lunette, elle-même joliment sculptée avec une « encoche » dédiée.

J’ai testé la version 42 mm, ce qui me laissait un peu perplexe au départ, habitué que je suis aux gros diamètres (ma montre du quotidien fait 51 mm). Mais je dois reconnaître que je l’ai portée avec un réel confort. Au point de me demander si mes montres habituelles ne sont pas inutilement grandes.

Le boîtier combine du plastique et du titane de grade 5. Le verre, légèrement enchâssé, est en saphir. Honnêtement, ce sont des matériaux plutôt premium au vu du tarif de la montre.

Ce qui a le plus renforcé mon expérience, c’est le déverrouillage lui-même. J’ai toujours eu un grief contre le petit cadenas de Coros, que je désactivais aussitôt après l’appairage. Je trouvais ça inutilement contrariant. Il fallait maintenir la couronne appuyée longuement pour déverrouiller la montre. Rien de très exigeant intellectuellement, certes, mais votre manche s’en charge volontiers plusieurs fois par jour si, comme moi, vous portez la montre à droite.

Même si je désactivais toujours ça, cette fois non, car le son émis au déverrouillage est incroyablement satisfaisant.

Une gamme qui reste fidèle à la tradition ?

Ces dernières années, les utilisateurs de montres connectées se sont scindés en deux camps : ceux qui ont adopté l’AMOLED et ceux qui restent fidèles au MIP.

Chez Coros, le doute s’est installé avec l’arrivée des Pace Pro puis des Pace 4 justement avec écran AMOLED. Mais le camp MIP s’est un peu rassuré avec le Coros Nomad, et peut l’être davantage encore aujourd’hui : l’Apex 4 conserve un écran MIP.

Les différences, en bref. L’écran AMOLED est très coloré, contrasté et bien plus dynamique. On le retrouve aussi sur les smartphones. Mais s’il devait rester allumé en permanence, la batterie en paierait le prix fort. Il s’éteint donc la plupart du temps. En face, le MIP est moins contrasté, moins coloré et peut sembler venir d’un autre âge, mais sa grande force est l’affichage permanent et sa capacité à utiliser la lumière du soleil pour se rétroéclairer (propriété transflective).

Comme pour les boîtiers, il existe deux tailles d’écran : 1,4“ et 1,2“ (260 x 260 et 240 x 240 px).

La technologie change peu, mais je dois saluer la fluidité. La commande à la couronne peut agacer, car on a l’impression de trop tourner pour passer d’un seul cran dans une liste. L’écran tactile règle le problème. Mais j’aimerais qu’une rotation rapide de la couronne déclenche un défilement continu, plutôt que d’avancer laborieusement point par point.

Autre détail un peu agaçant : ce fameux verrouillage que je louais plus haut. Rien n’indique visuellement sur la montre si elle est verrouillée ou non. À moins d’appuyer sur la couronne (l’écran et les autres boutons ne font rien), impossible de le savoir.

On trouve trois éléments de commande sur le boîtier : une couronne rotative, un bouton inférieur (il fait défiler les widgets sur le cadran et sert aussi de retour) et un nouveau bouton d’action. Bonne nouvelle : il résout pile ce qui m’agace ailleurs – un seul bouton pour aller sur la carte puis revenir. Les écrans de données sont donc à la fois horizontaux et verticaux. Imaginez que vous soyez sur le deuxième écran de données : vous appuyez sur le bouton d’action, vous passez à la carte, et un nouvel appui vous ramène sur le deuxième écran (pas au début). Top.

Le bouton d’action est en plus configurable pour n’importe quel sport. En musculation, il sert surtout à passer d’une série à l’autre, mais en course à pied il peut basculer entre écrans, ajouter une position, lancer un nouveau tour, etc. Le bouton inférieur droit est également configurable. La couronne a aussi sa logique : une pression met immédiatement l’activité en pause et vous propose des options, ou bien affiche d’abord un menu d’actions. Vous pouvez donc terminer et enregistrer une activité sans la mettre en pause au préalable.

Quatre cadrans « au choix » – exactement 4. Et ça me va très bien. Ils sont optimisés pour l’autonomie et vous ne pouvez pas y coller n’importe quoi.

La prise en main est très simple, même mon collègue Filip – que j’aime taquiner, comme vous pouvez le constater – s’en sortirait.

Depuis le cadran, vous pouvez faire défiler dans les deux sens des widgets comme le sommeil, la fréquence cardiaque, le lever/coucher du soleil, la dernière activité, le baromètre, etc. Une pression sur la couronne ouvre la liste des sports. Un appui long sur le bouton inférieur ouvre le centre de contrôle, où l’on trouve par exemple le réglage des alarmes, le contrôle des caméras, la fonction Rechercher mon téléphone, l’affichage de la carte, etc.

Le cardio est encore un peu capricieux, mais le GPS fonctionne très bien

Quels capteurs trouve-t-on sur l’Apex 4 ? D’abord quantitativement : accéléromètre, baromètre, ECG, récepteur GPS, gyroscope, boussole, oxymètre de pouls, capteur de fréquence cardiaque et thermomètre.

Ce qui intéresse surtout, c’est la précision du cardio et de la position.

Le récepteur GPS travaille avec les signaux GPS, Galileo, GLONASS, BeiDou, QZSS, et ce non pas sur une mais sur deux fréquences. Évidemment, cela impacte l’autonomie, mais vous pouvez choisir différents modes GPS.

Apex 4 (46 mm) Apex 4 (42 mm)
Smartwatch 24 d 15 d
Endurance (GPS) 65 h (17 h) 41 h (11 h)
High (GPS) 53 h (16 h) 34 h (10 h)
Max (GPS) 41 h (15 h) 26 h (9 h)

Les valeurs entre parenthèses indiquent l’autonomie dans le mode correspondant avec la musique activée.

Bon point : Coros indique enfin l’autonomie en mode montre connectée avec une mesure de la fréquence cardiaque chaque seconde.

Comparé aux principaux concurrents, le Forerunner 970 tient env. 21 heures en mode GPS le plus précis. Le Suunto Race 2 grimpe à 55 heures. L’Apex 4 se cale donc entre les deux. À leur décharge, son boîtier est nettement plus compact que celui du Race 2.

Cela dit, la qualité est tout aussi importante que l’endurance (valable dans bien d’autres domaines de la vie). Qu’en est-il donc des deux capteurs clés – le récepteur GPS et le capteur de fréquence cardiaque ?

Le GPS enregistre très bien. Voici le mode MAX à vélo sur le trajet domicile-travail :

La montre dessine joliment chaque virage de la piste cyclable. Et à vélo, c’est plus exigeant, puisque je roule plus vite.

Globalement, Coros n’hésite pas à mettre en avant sa précision GPS, surtout en montagne, en affichant sur son site : « Notre algorithme GPS vertical le plus précis à ce jour. »

Côté cardio, c’est plus mitigé. En activité ? Nickel. Voici une séance sur tapis : 15 minutes tranquilles, 10 min au tempo, un moment de récup, puis un finish au tempo à pente maximale pour faire grimper le cœur.

Bleu – Coros Apex 4, violet – Polar Verity Sense

Bleu – Coros Apex 4, violet – Polar Verity Sense.

Mais hors activité, le cardio s’est montré très changeant. Plusieurs fois, en restant assis le matin, j’avais mes valeurs habituelles sous les 50 bpm sur mes Garmin, et 85 sur le Coros. Si cela n’était arrivé qu’une fois, j’aurais mis ça sur le compte d’un raté ponctuel. Mais c’est revenu sans cesse, et je n’étais pas le seul : mon collègue Kristián l’a aussi constaté.

Le sommeil n’a toujours pas de score, et ce n’est peut-être pas plus mal

Pour un sportif, le suivi du sommeil est essentiel. Celui de Coros fournit bien sûr l’heure de début et de fin, la répartition des phases et une évaluation globale sur une échelle en cinq couleurs. Sympa : Coros commente aussi en toutes lettres la durée totale de sommeil, la durée de chaque phase et le temps éveillé.

Au début, j’ai un peu regretté l’absence d’un score sur 100, puis je me suis dit que c’était peut-être mieux ainsi. À la place d’un chiffre, vous recevez une appréciation verbale, moins « influençable ». Imaginez : vous vous réveillez en forme et vous tombez sur un score de 37. Beaucoup s’auto-suggèrent aussitôt de la fatigue. Avec une appréciation verbale, c’est nettement moins vrai.

J’apprécie aussi l’indicateur de dispersion de la fréquence cardiaque. Dans le suivi du sommeil, vous avez trois données clés : fréquence minimale, maximale et moyenne.

Tout aussi importante pour moi, la variabilité de la fréquence cardiaque. La montre fournit non seulement la moyenne de la dernière nuit, mais aussi la courbe sur sept jours, avec une zone de valeurs normales indiquée sur le graphique. Cette mesure se fait par capteur optique, ce qui suffit la nuit, le corps étant au repos. Et c’est très bien d’avoir aussi une mesure manuelle via la fonction « Wellness check », où la variabilité est mesurée par ECG. En journée, la variabilité mesurée par optique est suivie en continu et convertie en une valeur de stress sur une échelle de 0 à 100.

Si vous aimez les métriques sportives, Coros saura vous combler

Sur la page d’accueil de l’appli, le calendrier d’entraînement s’affiche d’emblée, et je le trouve excellent. En un coup d’œil, vous voyez la semaine, et vous pouvez créer vos séances à la main ou piocher dans la bibliothèque d’entraînements signée Coros. Elle ne se limite pas à la course sur route, mais inclut aussi le trail, le vélo, la natation, la musculation, l’escalade en salle et le bloc. Franchement, Coros surclasse tout le monde ici. À ma connaissance, aucune autre marque n’a quelque chose d’aussi abouti.

J’aime aussi Effort Pace, qui convertit l’allure en équivalent plat, et Coros y ajoute l’information de la pente – ce que, jusqu’ici, seul Suunto faisait à ma connaissance.

Le résumé d’une activité ressemble à ceci :

En musculation, la carte musculaire est pratique : elle montre les muscles les plus sollicités selon les exercices saisis. Je l’avoue, je n’aime pas renseigner tout ça, donc ma carte est toujours vide.

Sur la page d’accueil de l’appli, vous retrouvez aussi la charge d’entraînement, l’état d’entraînement, le temps de récupération conseillé, et ma fonction préférée, Running Fitness. Elle offre une évaluation très claire des composantes de la course – endurance, threshold, speed et sprint – et, sur cette base, des estimations de temps sur différentes distances.

Coros fait partie des rares à proposer une véritable version desktop, Training Hub. Vous pouvez ainsi vous « baigner » encore plus dans les métriques sportives, le bassin y étant nettement plus grand.

Zdroj: https://coros.com/traininghub

Source : https://coros.com/traininghub

L’Apex 4 est le premier Coros à permettre les appels

Je vais commencer par ce que je préfère.

Des cartes du monde entier (et environ 27 Go d’espace). Bien plus rapides, bien plus détaillées (zoom jusqu’à 15 mètres). Noms de rues, POI, courbes de niveau, guidage turn-by-turn, et en plus un accès ultra rapide à la carte via le bouton d’action. Coros a vraiment soigné le sujet, et on voit qu’ils ont poussé le suivi des activités jusque dans les détails. Clairement, ce sont de vrais sportifs qui testent, et pas seulement des ambassadeurs de passage.

Globalement, les cartes rivalisent aujourd’hui le plus avec celles de Garmin ; il ne leur manque guère que la coloration des itinéraires de randonnée pour frôler la perfection.

Autre agréable surprise : non seulement un micro (déjà présent sur le Nomad), mais aussi un haut-parleur très satisfaisant. Non seulement le son du déverrouillage est carrément jouissif, mais les appels sont d’une vraie qualité des deux côtés. Le hic, c’est que le haut-parleur n’a aucun mécanisme d’évacuation de l’eau. Un moment après immersion, vous n’entendez pratiquement plus rien et les appels deviennent presque inutilisables.

Tout aussi inutilisable, la composition active de contacts directement depuis la montre. La raison est simple : il n’y a aucun carnet de contacts.

Honnêtement… Je n’ai pour ainsi dire jamais passé un appel activement depuis une montre. Je me contente de répondre.

Le simple fait que Coros propose désormais les appels – et avec une très bonne qualité – est, à mes yeux, une vraie avancée. Dans l’univers des montres sportives, c’est un plus.

Le haut-parleur et le micro permettent aussi des annonces vocales pendant l’activité ou l’enregistrement de mémos vocaux associés à une position précise.

Si vous préparez une course et que vous voulez reconnaître le parcours, vous pouvez enregistrer des notes tout du long et tout analyser tranquillement une fois rentré.

Sinon, Coros propose tout le classique maison – alarmes, fonction Rechercher mon téléphone, lecteur de musique…

Bilan – L’Apex 4 en vaut-elle la peine ?

Franchement, si j’étais un sportif à la recherche d’un outil d’entraînement, je n’aurais aucune crainte à choisir l’Apex 4. Super design, excellente autonomie, base de métriques et de plans d’entraînement au-dessus de la moyenne, capteurs de qualité, matériaux soignés… Difficile de lui reprocher grand-chose (à part ce cardio hors activité). En plus, Coros y a ajouté la téléphonie, amélioré les cartes et proposé un prix plutôt raisonnable.

En tant que testeur, toutefois, on a attendu 3 ans. En années technologiques, c’est presque une vie. C’est long. Et peut-être suis-je gourmand, mais j’espérais un peu plus côté logiciel. Pas de nouvelle fonction marquante, et je pense que Coros a encore de la marge sur les fonctions mêlant santé et sport.

Mais c’est le regard d’un testeur gâté. Si je n’étais pas ce que je suis (quel poète), je l’achèterais sans sourciller. Ne serait-ce que pour ce son de verrouillage si satisfaisant.

Crédits photos :

  • photos studio – photographes Hodinky 365
  • captures d’écran – application Coros

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